Un bardage qui s’emboîte sans vis apparentes, posé par des particuliers sans formation spécifique – ça paraît trop beau. Pourtant, le Duralis Clic tient cette promesse à condition de respecter quelques règles précises sur l’ossature, les entraxes et la ventilation. Voici tout ce qu’il faut savoir avant de commencer le chantier.
Qu’est-ce que le Duralis Clic et pourquoi ce système se distingue?
Le Duralis Clic est un bardage en bois composite, fabriqué à partir de fibres de bois recyclées mélangées à des polymères. Ce mariage de matières lui confère une résistance à l’humidité bien supérieure à celle d’un bardage bois massif, tout en conservant un rendu esthétique proche du bois naturel.
Son vrai atout technique réside dans son profilage. Les lames sont conçues pour s’emboîter les unes dans les autres via un système de clips intégrés : c’est le principe du « Clic ». Résultat : aucune vis n’est visible en surface, ce qui change radicalement le rendu final par rapport à une fixation traversante classique.
Côté distribution, vous le trouverez dans les grandes surfaces de bricolage comme Leroy Merlin ou Castorama, mais aussi chez les négociants en matériaux pour les professionnels. La note moyenne relevée auprès des utilisateurs tourne autour de 4,3/5 – une évaluation cohérente avec ce que remontent les retours terrain sur la facilité de mise en œuvre.
Quels sont les différents modes de pose du bardage Duralis Clic?
Le Duralis Clic accepte trois orientations de pose : horizontale, verticale et diagonale. Chacune produit un effet visuel distinct et répond à des configurations de façades spécifiques.
La pose horizontale est la plus répandue. Elle élargit visuellement les bâtiments bas ou étendus, et s’adapte très bien aux maisons de plain-pied. C’est aussi la pose la plus rapide à réaliser, notamment parce qu’elle ne nécessite qu’une simple ossature verticale.
La pose verticale joue sur l’effet de hauteur. Sur une façade étroite ou une maison à étage, elle donne de l’élan au bâtiment. Elle demande plus de préparation – on y revient – mais reste tout à fait accessible à un bricoleur organisé.
La pose en diagonale reste moins courante. Elle crée un effet dynamique, presque architectural, mais complique la découpe en rive et multiplie les chutes. À réserver aux projets où l’effet visuel justifie le surplus de travail et de matière perdue.
Faut-il obligatoirement un pare-pluie sous un bardage composite?
La réponse courte : ce n’est pas toujours obligatoire au sens réglementaire strict, mais c’est fortement recommandé dans la quasi-totalité des situations. Le DTU 41.2 encadre la pose des bardages en bois et matériaux assimilés, et il prévoit dans la plupart des cas la présence d’un écran de protection sous-jacent.
Pour le composite type Duralis Clic, la ventilation en lame d’air entre le mur et le bardage est le point vraiment critique. Cette lame d’air – assurée par les tasseaux eux-mêmes – permet à l’humidité de s’évacuer vers le bas et par le haut de la façade. Sans elle, la condensation s’accumule contre le support et dégrade progressivement le mur.
Le pare-pluie, lui, joue un rôle complémentaire : il protège le mur des projections d’eau lors d’un épisode pluvieux venteux, avant même que la ventilation ait le temps d’agir. Sur une maison ancienne en maçonnerie poreuse ou sur une ossature bois, son installation sous le bardage est clairement la bonne décision. C’est quelques heures de pose supplémentaires qui évitent des années de problèmes d’humidité.
Quelle distance respecter entre les tasseaux pour un bardage Duralis Clic?
C’est là que beaucoup font une erreur en pensant que les règles génériques du DTU suffisent. Le DTU 41.2 prévoit un espacement entre tasseaux compris entre 40 et 65 cm, avec 65 cm comme limite haute absolue. Pour un bardage bois massif épais, on peut effectivement aller jusqu’à 60 ou 65 cm d’entraxe.
Mais pour le Duralis Clic, la donnée fabricant est plus contraignante : l’entraxe maximum est fixé à 40 cm. La raison tient à la section des lames composites fines, qui fléchirait au-delà de cet espacement, notamment sous les contraintes thermiques (le composite se dilate davantage que le bois massif en plein été).
Deux règles supplémentaires méritent votre attention :
- En rive, aux angles et autour des tableaux de fenêtre, les tasseaux doivent se situer à 3 cm maximum du bord du mur. Ce positionnement garantit que la dernière lame est bien supportée sur tout son parcours.
- Les tasseaux sont toujours posés perpendiculairement aux lames : verticaux pour une pose horizontale des lames, horizontaux pour une pose verticale.
Quel tasseau choisir pour poser du bardage composite?
Deux sections reviennent régulièrement dans les préconisations des professionnels : le 27×45 mm et le 30×40 mm, tous deux en section minimale. En pratique, le 27×45 mm offre une bonne rigidité et reste facile à scier. Le 30×40 mm convient bien lorsque la façade est bien plane et que l’entraxe est serré.
Sur la classe de traitement, la règle est simple : classe 2 minimum, classe 3b pour les expositions sévères – façade plein nord toujours humide, zone littorale, dessous de débord de toit insuffisant. Pour les lames ajourées (type brise-soleil), passez directement en classe 3. Un tasseau sous-traité en milieu humide peut pourrir en quelques années et déstabiliser toute la pose.
Une astuce que l’on voit chez les poseurs expérimentés : placer une bande EPDM entre le tasseau bois et le support maçonné. Cette bande de caoutchouc synthétique coupe la remontée capillaire d’humidité depuis la maçonnerie vers le bois du tasseau. Quelques euros par mètre linéaire, une durée de vie du tasseau potentiellement doublée.
Pose du Duralis Clic en horizontal : le déroulement étape par étape
La pose horizontale est la méthode de référence pour le Duralis Clic. Voici comment elle se déroule concrètement :
- Tracer et fixer les tasseaux verticaux sur la façade, à 40 cm d’entraxe maximum, en partant des angles et des tableaux.
- Installer la grille de ventilation basse en pied de bardage : elle protège la lame d’air des insectes tout en laissant passer l’air.
- Démarrer la première lame à 20 cm minimum du sol fini extérieur pour éviter les projections d’eau et les remontées capillaires. Cette cote n’est pas approximative – en dessous, la lame basse risque une humidité permanente.
- Enclipser les lames de bas en haut, en emboîtant chaque profilé dans le précédent. Le système Clic s’engage avec une légère pression ; un maillet en caoutchouc aide à caler les lames récalcitrantes sans les abîmer.
- Vérifier l’horizontalité toutes les trois à quatre lames avec un niveau à bulle. Une erreur de quelques millimètres en bas se retrouve amplifiée en haut de façade.
- Couper les lames en longueur à la scie circulaire avec une lame pour matériaux composites. Une lame bois classique donnera un résultat, mais les bords seront moins nets et risquent d’éclater la matière.
Pour les jonctions en about (en bout de lame), laissez un jeu de dilatation de 5 mm entre deux lames dans le même alignement. Le composite se dilate plus que le bois et ce jeu absorbe les mouvements thermiques sans gondoler.
Pose verticale et pose avec isolation : ce que ça change concrètement
Poser les lames à la verticale change toute l’organisation de l’ossature. Puisque les tasseaux doivent être perpendiculaires aux lames, ils sont ici installés horizontalement. Or, des tasseaux horizontaux bloquent la ventilation naturelle qui monte le long de la façade.
La solution est la double ossature : une première couche de tasseaux verticaux fixés au mur crée la lame d’air et assure la ventilation, une seconde couche de tasseaux horizontaux par-dessus sert de support direct aux lames. Cela représente davantage de matériaux et de temps de pose – comptez environ 30 à 40 % de travail supplémentaire par rapport à une pose horizontale sur ossature simple.
Lorsque vous intégrez une isolation sous le bardage, la logique est similaire mais les épaisseurs changent. L’isolant (laine de roche ou panneau rigide) se pose contre le mur, maintenu mécaniquement, puis les tasseaux traversent ou surmontent l’isolant pour créer la lame d’air ventilée entre l’isolant et le bardage. Attention : cette lame d’air doit rester libre sur toute la hauteur – l’isolant ne doit pas venir combler l’espace entre les tasseaux au niveau de la façade.
Pour une maison de 100 m² de façade avec isolation intégrée, prévoyez une journée entière supplémentaire par rapport à une pose classique. Les chevilles à frapper longues et les vis de grande longueur sont obligatoires pour traverser l’isolant et ancrer solidement dans le mur porteur.
Avis et retours d’expérience sur le Duralis Clic
La note de 4,3/5 relevée auprès des utilisateurs particuliers et professionnels est cohérente avec ce que l’on lit dans les forums et entend sur les chantiers. Quelques points reviennent systématiquement dans les retours positifs.
Sur la facilité de pose d’abord : le système d’emboîtement Clic est vraiment bien conçu. Un bricoleur qui a déjà posé une terrasse composite comprend la logique en cinq minutes. La fixation invisible évite de gérer le calepinage des vis, ce qui est un gain de temps réel sur une façade de taille moyenne.
Sur le rendu esthétique ensuite : les utilisateurs notent que l’aspect de surface reste propre dans le temps, sans les gerçures ni les échardes que peut donner un bois massif vieillissant. La gamme de coloris disponibles permet de s’adapter à la plupart des projets.
Les réserves que l’on entend sont plus rares mais méritent d’être mentionnées. Certains installateurs signalent que les lames peuvent être légèrement plus rigides à manœuvrer par temps froid : le composite se contracte et les clips s’enclenchent moins facilement en dessous de 5 °C. Travailler par temps doux ou stocker les lames dans un espace tempéré la veille du chantier résout le problème.
L’autre point qui revient parfois concerne les finitions d’angle et les retours de tableaux : les pièces de finition spécifiques au Duralis Clic sont à commander séparément et peuvent manquer en stock selon les enseignes. Anticipez ces accessoires dès la commande des lames, sous peine de bloquer le chantier à la dernière rangée.
Au final, le Duralis Clic est un produit qui tient ses promesses à condition d’avoir préparé sérieusement l’ossature. Une façade bien ventilée, des tasseaux au bon entraxe, un départ de pose à la bonne hauteur – et les lames font le reste pendant des années sans vous demander d’attention particulière.